Il fait très chaud, pourtant j’ai froid
La cloche n’est plus sur son beffroi
Et son battant est inaudible
Même sa corde est invisible
J’entre dans ma classe, les murs son nus
Tous nos dessins ont disparus
Le grand tableau est dans le noir
Et son éponge se meurt de soif
La mappemonde s’est envolée
Plus une craie à faire grincer
Aucun goûter pour coupe faim
L’air est trop lourd sans oxygène
En jupes courtes je vois les filles
A cloche pied sur l’élastique
Et les garçons comme un essaim
Fondant sur elles piquer leur bien
Soudain le maître claque des mains
Pour le rejoindre sous le grand pin
Nous somme assis en arc de cercle
Et l’écoutons comme un prophète
Il me fascine, ses yeux qui brillent
Et nous annonce en mots de ronces
- « Avec l’année qu’est terminée
C’est à mon tour de vous quitter … »
Il doit partir, loin vers des îles
Pour des enfants en désespoir
Les éloigner de leurs trottoirs
Il nous regarde un après l’autre
Il nous surnomme nous réconforte
Plaisante même sur nos travers
Mais rien n’y fait, nous sommes amers
On a compris que notre maître
N’ouvrirait plus la classe primaire
Dans son cartable chacun devine
Nos feuilles couleurs qui s’agglutinent
Qu’il a voulu toutes emporter
Pour nous avoir toujours plus près
Puis tout doucement s’est éloigné
Ses traces de pas encore mouillées
Dans leurs tracés nous ont légué
Tout un savoir, à tout jamais.
Tim




Dernière oeuvre de notre atiste LIPFU.
Nicolas
hulot en France..
…
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